Qui peut se faire vacciner contre le Covid ?

SOMMAIRE :

Le calendrier de vaccination par âge
Vaccination : qui peut se faire vacciner ?
Quelles sont les pathologies “à haut risque” et les comorbidités ?
Comment prendre rendez-vous ? Comment s’inscrire ?
Où se faire vacciner ?
Quel vaccin pour quel âge ?
Les femmes enceintes sont-elles prioritaires ?
Peut-on espacer le délai entre les deux doses de vaccin ?
Faut-il se faire vacciner si on a déjà été contaminé ?
Quelle est la durée de l’immunité conférée par le vaccin ?
Une fois vacciné, au bout de combien de temps est-on protégé ?
Faut-il faire un test PCR avant de se faire vacciner ?
Que se passe-t-il si on est contaminé entre deux injections ?
Efficacité : le vaccin protège-t-il de la contamination par le Covid-19 ?
La mutation du virus rend-elle la vaccination moins efficace ?
Que sait-on des effets secondaires ?
Faut-il continuer à porter un masque une fois vacciné ?
Le vaccin sera-t-il obligatoire ?
Les enfants peuvent-ils se faire vacciner ?

Vaccination : qui peut se faire vacciner ?

Alors que le seuil des 15 millions de personnes, qui ont reçu au moins une injection a été atteint (soit 30% des adultes), la campagne de vaccination monte en puissance en ce mois d’avril. Près de 2,5 millions d’injections ont été comptabilisées la semaine dernière, indique ce 27 avril le ministère de la Santé.

Nouveauté ce 30 avril, la campagne de vaccination va être ouverte dès le samedi 1er mai, à toutes les personnes majeures (plus de 18 ans) présentant une comorbidité, dont les personnes obèses, celles souffrant d’hypertension compliquée ou encore de diabète. Cet élargissement concerne plus de 4 millions de Français, à risque de forme sévère en raison de leur pathologie. Notamment, celles qui ont une surcharge pondérale sérieuse, soit un indice de masse corporelle supérieur à 30. “L’obésité est le premier facteur de risque en dehors de l’âge qui expose aux formes graves du Covid-19”, a en effet rappelé Olivier Véran ce 30 avril.

Pour rappel les autres personnes pouvant déjà se faire vacciner, en fonction de leur âge :

Les Français de 55 ans à 59 ans, sans conditions, peuvent bénéficier du vaccin AstraZeneka depuis lundi 12 avril, en pharmacie ou auprès de leur médecin.

Tous les plus de 60 ans peuvent se faire vacciner depuis le 16 avril, soit en centre de vaccination avec Pfizer ou Moderna, soit -avec le vaccin AstraZeneka- en se rendant chez leur médecin, à la pharmacie ou en faisant appel à une infirmière. Ils peuvent déjà prendre rendez-vous.
Rappelons que depuis le 27 mars, les plus de 70 ans peuvent se faire vacciner, même s’ils n’ont pas de comorbidités.

Les plus de 75 ans restent prioritaires. Ceux qui n’ont pas encore été vaccinés sont contactés par l’Assurance maladie pour les aider à prendre rendez-vous.

Les vaccinations sont assurées 7 jours/7, y compris les jours fériés.

Pour les vaccins Pfizer et Moderna, qui nécessitent des conditions de conservation spécifiques, 1 700 centres de vaccination ont ouvert
Pour les vaccins Astra Zeneca et Johnson&Johnson dans un second temps, par les professionnels (médecins, pharmaciens, sapeurs-pompiers, infirmiers, vétérinaires) habilités à vacciner.

Rappelons que la France a donné le top départ de la campagne de vaccination anti-covid le 27 décembre.

Le plan de vaccination définit pas la HAS doit se faire par étapes en priorisant en premier les personnes vulnérables et les plus exposées au virus (les plus âgées, les plus fragiles en raison d’une pathologie, les soignants). Il s’agit de répondre à un double objectif : réduire les hospitalisations et les décès, tout en préservant les activités essentielles du pays, particulièrement celles du système de santé.

Les publics prioritaires, éligibles à la vaccination :

Les personnes âgées résidant en EHPAD ou en USLD (~0,6 million de personnes) ;
Les personnes âgées de 55 ans et plus (ne résidant pas en EHPAD ou en USLD) (~21 millions de personnes) ;
Les professionnels de santé et intervenants d’établissements de santé ou médico-sociaux (~2,5 millions de personnes) ;
Les pompiers et aides à domicile au service de personnes handicapées ou âgées (~0,6 million de personnes) ;
Les personnes âgées de 50 à 54 ans inclus qui présentent des comorbidités* (~1,0 million de personnes) ;
Les personnes vulnérables à très haut risque de formes graves telles que mentionnées par le conseil d’orientation de la stratégie vaccinale (~0,8 million de personnes) ;
Les personnes handicapées vulnérables prises en charge dans les foyers d’accueil médicalisés et les maisons d’accueil spécialisées (< 0,1 million de personnes) ;
Les femmes enceintes à partir du 2ème trimestre (~0.6 million de personnes).

Pour faciliter la vaccination de certains professionnels considérés comme plus exposés au virus, des créneaux dédiés pour les plus de 55 ans ont été ouverts dans plusieurs centres du territoire national. Il s’agit : des professions médicales, chirurgien-dentiste ou odontologiste, des professions de la pharmacie et de la physique médicale, des auxiliaires médicaux, aides-soignants, auxiliaires de puériculture et ambulanciers, des biologistes médicaux, mais aussi des enseignants et des forces de l’ordre.

Le calendrier de vaccination par âge

L’objectif du gouvernement reste inchangé : 10 millions de vaccinés dès la mi avril, 20 millions à la mi-mai, 30 millions en mai / juin.

12 avril, les rendez-vous sont ouverts à aux 55-59 ans, avec ou sans comorbidités.

16 avril, les premiers rendez-vous sont accordés aux personnes qui ont entre 60 et 70 ans.

1er mai, les premiers rendez-vous sont accordés aux personnes souffrant de comorbidités, dont les personnes obèses.

A partir du 15 mai, les premiers rendez-vous seront ouverts pour les personnes entre 50 et 60 ans.

A partir de la mi-juin, les rendez-vous seront ouverts à l’ensemble des Françaises et Français de moins de 50 ans.

Quelles sont les pathologies “à haut risque” et les comorbidités ?

Liste des “comorbidités”* prioritaires à la vaccination :

l’obésité (IMC >30) en particulier chez les plus jeunes,
BPCO et insuffisance respiratoire,
hypertension artérielle compliquée,
insuffisance cardiaque,
diabète de types 1 et 2,

insuffisance rénale chronique,
cancers récents de moins de trois ans,
transplantation d’organe solide ou de cellules souches hématopoïétiques et trisomie 21

Par ailleurs, le ministère de la Santé a ouvert la vaccination le 18 janvier à des patients souffrant de pathologies particulièrement à risque**, quel que soit l’âge :

Atteintes de cancer et de maladies hématologiques malignes en cours de traitement par chimiothérapie ;
Atteintes de maladies rénales chroniques sévères, dont les patients dialysés ;
Transplantées d’organes solides ;
Transplantées par allogreffe de cellules souches hématopoïétiques ;
Atteintes de poly-pathologies chroniques, avec au moins deux insuffisances d’organes ;
Atteintes de certaines maladies rares (voire liste sur le site du ministère de la santé) 
Atteintes de trisomie 21.

Comment prendre rendez-vous ? Comment s’inscrire ?

La prise de rendez-vous dans des centres de vaccination ne nécessite pas de consultation préalable du médecin, et pas d’ordonnance. Un questionnaire devra néanmoins être rempli une fois sur place pour s’assurer de l’absence de contre-indications (avez-vous eu le covid, avez-vous été vacciné contre la grippe au cours des 3 dernières semaines, avez-vous des symptômes, êtes vous allergique…).

Des créneaux de rendez-vous sont disponibles et de nouveaux continuent de s’ouvrir régulièrement. La prise de rendez-vous est possible :

Via le site internet https://www.sante.fr/  ;

En pharmacie ou chez votre médecin (médecin généraliste, médecin spécialiste, ou médecin du travail) pour les publics éligibles au vaccin AstraZeneca ;
Via les dispositifs locaux mis à disposition pour aider à la prise de rendez-vous ;
Via les dispositifs d’aller-vers mis en place par la CNAM sous forme de campagne d’appels sortants à destination des personnes de plus de 75 ans qui ne sont pas encore vaccinées ;
En cas de difficulté, via le numéro vert national (0 800 009 110) qui permet d’être redirigé vers le standard téléphonique d’un centre ou d’obtenir un accompagnement à la prise de rendez-vous.

A noter que les patients “à haut risque” également concernés par la vaccination doivent se munir d’une prescription médicale de leur médecin traitant pour bénéficier de la vaccination sans critère d’âge.

Afin d’accompagner spécifiquement les personnes de 75 ans et plus souhaitant être vaccinées et n’ayant pas encore pu prendre rendez-vous, différents dispositifs nationaux d’aller-vers sont désormais déployés : une campagne d’appels sortants de l’Assurance maladie à destination des personnes de plus de 75 ans qui ne sont pas encore vaccinées ; un numéro coupe-file dédié : ce numéro est indiqué dans un SMS envoyé par l’Assurance maladie aux personnes de 75 ans et plus non vaccinées.

Où se faire vacciner ?

Pour résumer, si vous avez entre 55 et 59 ans (avec ou sans comorbidités), vous pouvez prendre rendez-vous auprès de votre médecin, votre infirmier ou de votre pharmacien qui vous vaccinera avec le vaccin Astra Zeneca. Les 1 700 centres de vaccination sont à disposition pour vacciner en priorité, avec les vaccins Pfizer et Moderna, les plus de 70 ans.

Age par âge, voici en détail, les lieux de vaccination :

Les personnes de 60 ans et plus qui vivent à domicile ou en établissement peuvent se faire vacciner :

par leur médecin traitant ;
sur leur lieu de soin ;
en pharmacie ;
à domicile par un infirmier ou en cabinet infirmier ;
ou en centre de vaccination (à partir du 16 avril).

Les personnes de 55 à 59 ans inclus souffrant d’une pathologie très haut risque de forme grave de la Covid-19 peuvent se faire vacciner :

par leur médecin traitant ;
par le médecin du travail (pour les salariés) ;
sur leur lieu de soin ;
à domicile par un infirmier ou en cabinet infirmier ;
en pharmacie ;
ou en centre de vaccination avec une prescription médicale (délivrée par le médecin traitant).

Les personnes de 55 à 59 ans inclus atteintes d’une comorbidité ou en bonne santé peuvent se faire vacciner :

par leur médecin traitant ;
par le médecin du travail (pour les salariés) ;
sur leur lieu de soin ;
à domicile par un infirmier ou en cabinet infirmier ;
ou en pharmacie.

Les personnes de 50 à 54 ans atteintes d’une comorbidité ou souffrant d’une pathologie à très haut risque de forme grave de la Covid-19 peuvent se faire vacciner :

en centre de vaccination avec une prescription médicale (délivrée par le médecin traitant) ;
ou sur leur lieu de soin.

Les personnes âgées de 16 à 50 ans atteintes de mucoviscidose peuvent se faire vacciner en centre de vaccination avec une prescription médicale.

>> Pour connaître le centre le plus proche de chez vous, vous pouvez demander conseil à votre médecin ou votre pharmacien, ou consulter le site sante.fr ou appeler le numéro vert, le 0800 009 110.

Quel vaccin pour quel âge ?

Il n’est pas possible de choisir entre les vaccins actuellement proposés car chacun est conçu pour une population cible.

Quel vaccin pour les plus de 75 ans ? Vaccin ARN (Pfizer ou Moderna) en centre de vaccination ou vaccin AstraZeneka en pharmacie ou chez le médecin ou par un infirmier à domicile.

Quel vaccin pour les plus de 70 ans ? Vaccin ARN (Pfizer ou Moderna) en centre de vaccination ou vaccin AstraZeneka en pharmacie ou chez le médecin ou par un infirmier à domicile.

Quel vaccin pour les plus de 60 ans ? Vaccin ARN (Pfizer ou Moderna) en centre de vaccination ou vaccin AstraZeneka en pharmacie ou chez le médecin ou par un infirmier à domicile.

Quelle vaccin pour les 55-59 ans ? Vaccin AstraZeneka en pharmacie ou chez le médecin ou par un infirmier à domicile (sauf en cas de pathologie à haut risque => vaccin ARN également possible).

Les femmes enceintes sont-elles prioritaires ?

Les femmes enceintes avec ou sans comorbidités, à partir du deuxième trimestre de la grossesse, font désormais partie des populations prioritaires pour la vaccination contre le Covid-19, a indiqué la Direction générale de la santé (DGS) dans un DGS-Urgent envoyé ce 3 avril aux professionnels de santé.

Les femmes devront être immunisées grâce aux vaccins à ARN messager (Pfizer ou Moderna), puisque le vaccin AstraZeneca est désormais réservé aux plus de 55 ans.

La DGS va ainsi dans le sens des recommandations du Collège national des gynécologues et obstétriciens français (CNGOF) et de l’Académie de médecine qui s’étaient aussi prononcés pour que la grossesse soit considérée comme un facteur de risque de forme grave en cas d’infection par le SARS-CoV-2.

La HAS n’avait pas inclus les femmes enceintes dans les cibles vaccinales en raison de l’absence de données dans les essais cliniques pour cette population. Elle avait néanmoins laissé le choix aux médecins et sages-femmes de les vacciner “au cas par cas”, en particulier lorsqu’elles présentaient des comorbidités (surpoids, hypertension, diabète…) et d’autant plus si elles étaient susceptibles d’être en contact avec des personnes infectées du fait de leur activité professionnelle.

Peut-on espacer le délai entre les deux doses de vaccin ?

A compter du 16 avril, pour toutes les premières injections de vaccin à ARN, le rappel se fera à 42 jours au lieu de 28 actuellement. “Ça va nous permettre de vacciner plus vite sans voir se réduire la protection, car l’âge moyen des personnes vaccinées baisse et le niveau d’immunité des moins de 70 ans est suffisant pour espacer les deux injections sans perte de chance”, justifie Olivier Véran. En décalant les rendez-vous de deuxième injection prévus en mai sur juin, cela permet d’effectuer 1,8 millions de primo-injections supplémentaires sur la deuxième quinzaine de mai, a précisé ce 13 avril la ministère de la Santé.

Toutefois, pour les personnes fragiles, le délai pourra rester de 28 jours sur avis médical. “Le professionnel de santé peut ramener manuellement le délai à 28 jours en fonction de l’âge ou de l’état de santé”, précise le ministère de la Santé. Ainsi, si vous avez plus de 70 ans, vous pouvez, sur avis médical, demander de laisser le délai initial à 28 jours.

Une 3e dose peut par ailleurs être recommandée 28 jours après la 2e dose pour les personnes immunodéprimées.

Enfin, le gouvernement ajoute la possibilité, “quand cela se justifie”, d’utiliser les deux vaccins à ARN. “Par exemple, de recevoir une première dose de Pfizer-BioNTech et une seconde de Moderna. Ce ne sera pas la règle, mais ce ne sera pas un obstacle.”

Afin de vacciner un plus grand nombre de personnes, et au regard des recommandations de l’OMS, la France avait déjà espacé à 28 jours (au lieu de 21) le délai entre les deux doses pour le vaccin Pfizer. Fin janvier, la HAS avait même recommandé un espacement de 42 jours, afin de vacciner davantage de personnes. Avis que le ministère de la Santé n’avait pas suivi. “Comme toujours en vaccinologie il ne faut pas avancer les doses, en revanche il n’y a pratiquement jamais de problème à retarder les doses car une immunité s’exprime à 10-15 jours, la deuxième dose ne fait que la relancer et la prolonger. On peut aller très certainement jusqu’à 42 jours”, avait alors justifié Elisabeth Bouvet (HAS).

Faut-il se faire vacciner si on a déjà été contaminé ?

Les personnes déjà positives au Covid, disposant d’un test PCR récent par exemple, n’auront plus besoin d’avoir besoin deux injection de vaccin Pfizer ou Moderna, une suffira”, a déclaré Olivier Véran ce 1er mars, s’appuyant sur un avis de la HAS du 12 février.

Que faut-il retenir ?

-Les personnes ayant fait une infection datée par le SARS-CoV-2 (symptomatique ou non) prouvée par une PCR ou test antigénique doivent être considérées comme protégées “pendant au moins 3 mois mais plus probablement 6 mois voire plus”, contre l’infection, estime la HAS.

“Il est donc recommandé de réaliser leur vaccination au-delà de 3 mois après l’infection, de préférence avec un délai proche de 6 mois.”

Une dose suffit quel que soit le vaccin utilisé. “La réponse immunitaire conférée par une dose unique chez les personnes déjà contaminées est équivalente à celle obtenue après deux injections pour les personnes n’ayant jamais fait d’infection, explique Elisabeth Bouvet, présidente de la commission technique des vaccinations de la HAS. Ces personnes ont une mémoire immunitaire et la vaccination agit comme un rappel donc il ne nous semble pas nécessaire de faire deux injections.”

La HAS précise que l’infection doit être prouvée par le résultat d’un test PCR, que la pathologie ait été symptomatique ou non. En revanche, elle ne recommande pas de faire une sérologie pré-vaccinale dans le cas où une personne ne serait pas sure d’avoir été infectée. “Quand bien même une personne aurait été contaminée ou aurait eu des symptômes mais ne se serait pas faite tester, ce n’est pas grave d’être vacciné, ce ne sera pas délétère”, a rassuré Dr Pierre Gabach (HAS).

Par ailleurs, la HAS préconise de maintenir deux doses dans deux cas : les personnes immuno-déprimées dont la réponse immune est de moindre qualité doivent faire les deux injections. D’autre part, en cas d’infection après la 1ère dose de vaccin, la HAS recommande d’attendre au moins 6 mois pour recevoir la seconde dose.

Enfin, en cas de symptômes prolongés après Covid-19, une consultation médicale adaptée est nécessaire avant la vaccination pour juger au cas par cas de l’intérêt de celle-ci.

Quelle est la durée de l’immunité conférée par le vaccin ?

Il est trop tôt pour le dire. La durée de l’immunité à long terme après une infection par le SARS-Co-V-2 est estimée entre 6 et 8 mois, mais elle n’est actuellement pas confirmée. Par ailleurs, le nombre de cas publiés de réinfection dument documentés reste faible.

Pour l’heure on dispose d’un recul de quelques mois chez les personnes vaccinées au sein de l’essai clinique. “Ces personnes vont continuer à être suivies, de même que les personnes vaccinées en vie réelle, ainsi on disposera dans les deux ou trois mois prochains de données plus précises, explique Elisabeth Bouvier (HAS). Il n’est pas exclu de devoir renouveler la vaccination mais il est trop tôt pour le dire.”

Une fois vacciné, au bout de combien de temps est-on protégé ?

La protection n’est pas immédiate, elle s’exprime en théorie au bout de 10 à 12 jours après la première injection. Selon les résultats des essais cliniques, elle est quasi-nulle jusqu’à 10 jours, puis grimpe rapidement pour atteindre 90% après le 12e jour pour le vaccin de Pfizer BioNtech et après le 14e jour pour celui de Moderna. Il faut ensuite attendre une semaine après la deuxième injection, pour bénéficier d’une protection complète.

Faut-il faire un test PCR avant de se faire vacciner ?

Non, il n’est pas nécessaire de faire un test PCR avant de se faire vacciner. En cas de symptômes qui apparaîtraient avant la vaccination, il faut en revanche faire un test et s’isoler et attendre le résultat. Si on est effectivement positif, alors il n’y a pas d’indication à être vacciné.

Que se passe-t-il si on est contaminé entre deux injections ?

Le vaccin Pfizer, commercialisé sous le nom de COMIRNATY® et celui de Moderna, se font en deux injections séparées de 3 à 4 semaines. En cas de contamination entre les deux injections, il faut savoir que cela n’a pas de conséquences pour la santé de la personne vaccinée. C’est même l’inverse : la personne ayant déjà acquis une immunité, elle devrait faire une forme plus légère. La deuxième injection n’est alors pas nécessaire.

Efficacité : le vaccin protège-t-il de la contamination par le Covid-19 ?

Les publications des résultats des essais cliniques des vaccins Pfizer et Moderna font état d’une efficacité très importante, de respectivement 95% et 94% pour réduire les formes sévères.

L’efficacité du vaccin AstraZeneka est moindre mais satisfaisante, à 62 %. L’allongement de l’intervalle entre 2 doses jusqu’à 12 semaines s’accompagne d’une augmentation de l’efficacité vaccinale, souligne néanmoins le ministère de la Santé. Cette efficacité est par ailleurs similaire à l’efficacité du vaccin contre la grippe (autour de 60%).

Concrètement, ces vaccins sont efficaces pour protéger les personnes vulnérables, qui risquent de faire des formes sévères, voire d’en mourir. Ils réduisent la sévérité des symptômes. Mais pour l’heure, on ne dispose pas de données confirmées pour savoir si les vaccins sont efficaces pour limiter la transmission du virus entre une personne vaccinée et un de ses proches non vacciné, donc en préventif. La stratégie est donc basée sur le bénéfice individuel, et non sur le bénéfice collectif.

Toutefois, des données récentes suggèrent que les vaccins pourraient également réduire le risque d’infection de l’ordre de 80%. Elles doivent être confirmées.

Pour l’heure, la recommandation aujourd’hui c’est de continuer à respecter les gestes barrières et en particulier le port du masque, même vacciné.

La mutation du virus rend-elle la vaccination moins efficace ?

Le nouveau variant du virus identifié au Royaume-Uni compte plusieurs mutations, dont huit qui concernent la protéine “Spike”, c’est-à-dire la partie située à la surface du SARS-CoV-2, celle qui lui permet de s’accrocher à nos cellules pour y pénétrer. En somme, la mutation touche la clé qui permet au virus de nous infecter. C’est aussi, cette partie qui est justement ciblée par nos anticorps (pour empêcher le virus d’entrer dans les cellules) et par le vaccin.

Toutefois, il semble à ce jour, que ces mutations ne touchent pas l’ensemble de la clé, donc que cette dernière reste efficace. Et par ailleurs, les spécialistes s’accordent à dire que si la mutation était plus importante, on pourrait facilement adapter le vaccin pour le rendre efficace.

“Il est très probable que le vaccin conserve une efficacité contre cette nouvelle variante. Il faudrait qu’il y ait vraiment beaucoup de mutations pour que le vaccin perde son effet. Pour le moment, nous ne sommes pas très inquiets”, estime Marco Cavaleri, responsable des menaces biologiques sanitaires et de la stratégie vaccinale à l’EMA.

En revanche, le variant sud-africain, inquiète davantage les scientifiques. En effet, selon le Conseil scientifique, le virus 501Y.V2 (sud-africain, NDLR) possède une mutation additionnelle sur la protéine S (E484K) qui pourrait entrainer un échappement à la réponse immunitaire naturelle ou post-vaccinale”, est-il mentionné dans son dernier avis, remis au gouvernement le 12 janvier.

Que sait-on des effets secondaires ?

Comme pour tout médicament ou vaccin, il y a des effets indésirables. musculaires, des malaises, de la fièvre et des frissons, qui disparaissent généralement en 5 à 7 jours après l’injection. Ces évènements indésirables sont moins fréquents après l’injection de la 1ère dose qu’après l’injection de la 2eme dose. Les évènements indésirables graves sont très rares.

En France, depuis la mise sur le marché des vaccins, la pharmacovigilance est assurée par l’Agence du médicament. Elle assure une veille des effets indésirables rapportés par les personnes vaccinées et fait des points réguliers chaque semaine. La majorité des effets correspond à “des effets indésirables attendus ou non graves, en particulier à des effets de réactogénicité comme par exemple la fièvre, les maux de tête et les nausées”, précise l’Agence du médicament.

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Comment déclarer un effet indésirable ? Comme pour toute mise sur le marché de vaccin ou de médicament, la pharmacovigilance permet de suivre les effets indésirables. Les agences sanitaires des différents pays vont recenser tous les effets secondaires chez les vaccinés. En France, la procédure de pharmacovigilance est renforcée et comme pour tout médicament, chacun peut déclarer un effet indésirable sur la plateforme dédiée signalement-sante.gouv.fr.

Rappelons que le vaccin Pfizer et celui de Moderna sont déconseillés aux allergiques présentant des antécédents d’allergies graves de type anaphylactique ainsi que ceux allergiques à l’un des composants du vaccin, en attente de données complémentaires. La HAS recommande de surveiller attentivement les sujets vaccinés pendant au moins 15 minutes après la vaccination. Lire aussi notre article Allergiques, qui peut se faire vacciner ?

Faut-il continuer à porter un masque une fois vacciné ?

La vaccination n’est pas un gage de non-contagiosité, le vaccin empêche les formes graves mais n’empêche pas d’être porteur du virus et de transmettre le virus. Donc les gestes barrières sont complémentaires et restent indispensables une fois vacciné. La vaccination n’empêche pas de porter le masque.

Le vaccin sera-t-il obligatoire ?

“Je veux aussi être clair : je ne rendrai pas la vaccination obligatoire”, a affirmé Emmanuel Macron. Le ministère de la Santé souligne sur son site d’information sur la vaccination que “le vaccin ne sera pas obligatoire et la preuve de vaccination ne pourra donc pas être exigée. De plus, le consentement de la personne à la vaccination devra être recueilli au préalable.”

La vaccination ne sera pas obligatoire, car le gouvernement a fait “le choix de la confiance” a également martelé Jean Castex début décembre. “Il faut que nous soyons les plus nombreux à nous faire vacciner. Se faire vacciner c’est aussi protéger les autres, c’est un acte altruiste”, a insisté le chef du gouvernement, souhaitant que l’on atteigne un niveau de protection immunitaire suffisant pour reprendre une vie normale.

Les enfants peuvent-ils se faire vacciner ?

Il n’y a pas d’autorisation de mise sur le marché des vaccins pour les moins de 16 ans pour le vaccin Pfizer et pour les moins de 18 ans pour le Moderna. De même que pour les femmes enceintes, les données cliniques concernant cette tranche d’âge ne sont pas suffisantes (profils non suffisamment inclus dans les essais cliniques).

“Il est souhaitable qu’il y ait rapidement une autorisation de mise sur le marché pour les moins de 18 ans”, a néanmoins estimé Daniel Floret, vice-président du Comité technique des vaccinations (CTV) le 30 novembre. Il faut espérer que des études soient menées rapidement car il y a certainement des enfants qui ont des comorbidités avec un risque peut-être moins important que certains adultes ou publics vulnérables, mais plus élevé que d’autres enfants.”

Sources :

Vaccination contre la Covid-19 : la HAS définit la stratégie d’utilisation du vaccin Comirnaty ®
Vaccination contre la Covid-19 : la HAS inclut le vaccin de Moderna dans la stratégie vaccinale
AstraZeneca : la HAS recommande son utilisation chez les professionnels de santé et les personnes de 50 à 64 ans
Foire aux questions : la vaccination contre la COVID-19
Dossier vaccination Covid du ministère de la Santé

Vaccination Covid : quel calendrier ? 
Conseil scientifique, avis du 12 janvier 2021

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