La pollution de l’air pourraient favoriser le cancer du sein

Des chercheurs du département Prévention Cancer et Environnement de l’Institut Léon Berard à Lyon ont étudié la pollution de l’air pour savoir si elle pouvait jouer un rôle dans le développement de cancers du sein. Le benzo(a)pyrène (BaP), un perturbateur endocrinien, est notamment au coeur de l’étude, menée dans le cadre de la cohorte française E3N.

Le benzo(a)pyrène (BaP) est présent dans l’atmosphère, notamment à cause de combustions mal maîtrisées : végétaux brûlés à l’air libre, gaz d’échappements automobiles, mais aussi dans la fumée de cigarette. En s’intéressant de plus près à sa présence dans l’air, sur le long terme, et à 5 200 cas de cancers du sein (versus 5 200 cas témoins), chez des femmes dont le mode de vie a été étudié entre 1990 et 2011 via des questionnaires réguliers proposés par la Mutuelle générale de l’éducation nationale (MGEN), les chercheurs se sont aperçus qu’un lien significatif pouvait être établi.

Augmentation des risques de cancer du sein du 20%

Sur le total de 10 400 femmes, après avoir regardé leur consommation de tabac, d’alcool, leurs habitudes vie et leur adresse, les scientifiques ont établi un niveau d’exposition au BaP sur les 20 années de données. Le résultat est sans appel : “Chez les femmes ayant subi une transition ménopausique (c’est-à-dire les femmes pré ménopausées lors de l’inclusion dans la cohorte, et post ménopausées au moment du diagnostic du cancer du sein), l’exposition au BaP augmente le risque de cancer du sein de 20%“, conclut l’étude.

Jusqu’à présent, la pollution de l’air était principalement liée au cancer du poumon. Celui de la vessie pourrait aussi y être lié sans que rien n’ait été confirmé, rappelle Amina Amadou, autrice de l’étude. Mais ces récentes observations soulignent que les cancers du sein hormono-dépendants (c’est-à-dire ceux qui expriment des récepteurs aux estrogènes et à la progestérone) pourraient aussi y être associés.

Cette première étude épidémiologique sur le sujet pourrait “donner des arguments pour limiter les émissions de polluants atmosphériques notamment les polluants ayant des effets de perturbateurs endocrinien”, souligne la chercheuse.

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